Des enseignants deviennent facilitateurs

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Les 11 meilleures façons de se comporter de la part d’un leader pour faciliter le processus d’apprentissage en groupe, ou comment faire agir votre audience.

Qu’est-ce qu’un ‘Facilitateur’ ?

Le verb « facere » provient du latin et veut dire « faire ». L’autre mot latin « facilis » c’est « facile à faire ».
Signification : un facilitateur rend les choses plus faciles. Cela doit probablement sembler être une explication un peu simpliste par rapport à l’idée que nous avons en tête à propos d’un facilitateur de l’apprentissage.
Le contraire d’un facilitateur de l’apprentissage est quelqu’un qui dirige l’apprentissage pour l’apprenant. Une personne qui décide de ce qui devrait être appris, comment cela devrait être fait et quand c’est fini. Les enseignants traditionnels jouent ce rôle. Ils se considèrent comme les seuls responsables de l’apprentissage qui devrait être fait par l’apprenant.
Un facilitateur ne prend pas cette responsabilité mais la laisse à l’apprenant. Son rôle est d’abord de soutenir l’apprenant à prendre cette responsabilité et à planifier et organiser son apprentissage.

Quels sont les 11 éléments qui contribuent à créer un bon environnement d’apprentissage pour faire agir votre audience ?

Le facilitateur a un rôle important pour aider à créer le bon climat pour apprendre dans un groupe. Étant ouvert et clair sur les idées, cela contribue au bon climat d’apprentissage. Cette ambiance peut aider le groupe à prendre conscience de sa contribution et sa responsabilité quant à ce climat favorable. Agir en fonction des idées du groupe et les principes sont bien sûr cruciaux. Cependant, le facilitateur reste un leader (qu’il le veuille ou non) surtout au début d’un nouveau groupe où il est observé et souvent défini comme modèle pour le comportement dans ce groupe.

1. Offrir des ressources

Afin de soutenir les apprenants, un rôle crucial pour le facilitateur est la capacité à offrir les possibilités et les astuces pour un apprentissage ultérieur. Il agit comme un « centre de ressources », tout en étant conscient des limites que le système éducatif peut avoir et en connaissant la nécessité d’un suivi et d’approfondissement. Un facilitateur qui a une vaste connaissance des sites Web, des personnes, de livres, de lieux, de documents, etc. peuvent être une aide précieuse pour les apprenants.

2. Poser des questions pertinentes

Le rôle du facilitateur n’est pas tellement dans l’offre de réponses aux apprenants mais beaucoup plus en posant ces questions qui aident à obtenir plus de clarté sur ses propres besoins, objectifs et mesures à prendre sur le parcours d’apprentissage. Cela permet à l’apprenant d’être auto-dirigé, de le pousser réfléchir et à faire des choix. Les bonnes questions peuvent être de grande valeur pour soutenir ce processus.

3. Fédérer

Il ne s’agit pas d’un travail solo. Les apprenants ont besoin de pairs pour un soutien et une coopération. Apprendre avec ses pairs est quelque chose de nouveau pour beaucoup de gens. Le facilitateur a un rôle important à jouer dans le rassemblement des gens et stimuler l’apprentissage ensemble.

4. Mettre l’apprentissage à l’ordre du jour

Diriger ses propres moyens d’apprentissage et penser au « comment ». Les apprenants devraient être motivés à réfléchir sur leur apprentissage, leurs forces et leurs défis, les différentes manières d’apprendre et comment ils voient leur apprentissage futur. L’apprentissage doit être à l’ordre du jour. Dans chaque activité éducative avec le temps d’approche et l’espace doit être créé pour les apprenants afin de discuter et réfléchir sur le « comment » de leur apprentissage.

5. Écouter et observer

Cela semble simple, mais peut-être le plus difficile. De nombreux apprenants, en particulier au début du processus, viennent pour écouter et attendent que l’animateur parle. A ce moment, le facilitateur doit se positionner en « critique », écouter attentivement et observer ce que les apprenants disent et font. Ainsi, il pourra découvrir et reconnaître les besoins spécifiques ou globaux des apprenants, il est donc essentiel qu’il soit attentif au moindre détail. Cette attitude sera d’une grande aide pour poser des questions pertinentes.

6. Motiver les apprenants

Les problèmes de motivation peuvent avoir de multiples causes. Il y a des gens, qui ont une image négative d’eux-mêmes quand il s’agit d’apprentissage. Cette image n’aide pas à devenir un apprenant efficace. La tâche importante et le défi du facilitateur est donc de mener chaque apprenant sur son chemin, notamment avec le plaisir d’apprendre. L’apprenant doit s’approprier sa méthode et ce plaisir.

7. Donner du feedback

En tant qu’observateur du processus d’apprentissage, le facilitateur est souvent dans une bonne position pour donner un feedback aux apprenants afin de les aider à élargir leur perception de soi et regarder différentes options et possibilités. Les apprenants parfois ont l’impression que les facilitateurs ont des « pouvoirs spéciaux » qui leur permettent de fournir des commentaires sur tous les aspects de la vie – ce n’est clairement pas le cas !

8. Voir le potentiel des apprenants

Il est souvent naturel pour les apprenants de ne relever que les choses négatives. En donnant du feedback, il est important que le facilitateur mette en avant les différents potentiels de chacun et de les aider à les exploiter.
Leur donner la possibilité d’essayer de nouvelles tâches, de nouveaux rôles et défis afin de révéler leurs potentiels dont ils sont à peine conscients.

9. Donner des idées et astuces

Il n’est pas interdit d’offrir des idées et de donner des conseils aux apprenants, même autonomes. La connaissance et l’expérience de l’animateur ne doivent pas être cachés. Ils peuvent être très motivants pour aider les apprenants à mieux comprendre ou à prendre de nouvelles initiatives. L’astuce est d’éviter que l’animateur prenne le volant dans le processus d’apprentissage. Il est important d’être attentif à l’équilibre entre donner des conseils et des idées et laisser l’apprenant garder sa responsabilité.

10. Reconnaître les besoins et les motivations

Tout le monde a des besoins et des envies. Beaucoup de ces besoins sont cachés ; non exprimés. Les envies ne sont pas reconnues ou prises au sérieux par une grande partie du système éducatif. Nos propres rêves sont considérés comme étranges voire idiots. Les sentiments et les émotions sont pourtant les moteurs d’apprentissage les plus importants ! Un facilitateur qui peut reconnaître et éveiller ces émotions et aider l’apprenant à se reconnecter à elles, fait un excellent travail.

11. Être un apprenant soi-même

Les éducateurs n’offrent pas seulement « l’apprentissage » mais sont aussi des apprenants eux-mêmes. Ils savent et doivent se montrer comme tels.
Que connaissent-ils de leur propre apprentissage et dans quelle mesure se voient-ils comme des apprenants ? En tant qu’éducateur, avoir conscience de son propre apprentissage peut réellement apporter une aide aux apprenants dans leur autogestion tout au long de leur apprentissage.
Une chose est sûre : c’est un parcours excitant et stimulant de faciliter un groupe d’apprenants. Je trouve qu’il est important de faire connaître la facilitation et je vous promets un autre article sur le sujet bientôt !

Cet article participe à l’évènement “Votre meilleure astuce faire agir votre audience” du blog Blogueur Pro. Mon article préféré de ce blog est celui-ci.